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SPHERE chasseur d'exoplanètes

Distinguer depuis Paris la lumière d’une bougie à 50 cm d’un phare situé à Marseille ! C’est la performance de résolution de l’instrument européen SPHERE (spectro-polarimètre à haut contraste dédié à la recherche d'exoplanètes), auquel l’ONERA a largement participé en concevant et réalisant toute l’optique adaptative.


L’instrument SPHERE a pour principal objectif de détecter et de caractériser, au moyen de l’imagerie directe, des exoplanètes géantes en orbite autour d’étoiles proches du système solaire. un challenge de taille puisque de telles planètes se situent à proximité de leur étoile hôte et ont une luminosité très faible.
SPHERE est capable de détecter le signal d’une planète jusqu’à un million de fois plus faible que son étoile hôte, soit un gain de plus d’un ordre de grandeur par rapport à l’instrumentation existante.
L'ONERA est un acteur majeur du consortium international* qui a conçu et réalisé SPHERE : il est responsable du dimensionnement, de l’intégration et des tests du module d'optique adaptative. Les scientifiques ONERA sont également allés au Chili aux côtés de l'Institut de planétologie et d'astrophysique de Grenoble, qui pilote ce projet, pour participer au développement des processus de traitement d’image, et à l’intégration finale de l’instrument sur le très grand télescope (VLT) de l’ESO.

L’instrument européen SPHERE a obtenu en juin 2014 sa première lumière et sera mis à disposition de la communauté des astronomes en 2015.

*Membres du consortium SPHERE

Au niveau français :
  • L’Institut de planétologie et astrophysique de Grenoble
    (CNRS/université Joseph Fourier) à l’Observatoire des sciences de l'univers de Grenoble
  • Le Centre français de recherche aérospatiale (ONERA)
  • Le Laboratoire d’astrophysique de Marseille (LAM, CNRS/AMu) à l’Observatoire des sciences de l'univers Pythéas
  • Le Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique (LESIA, Observatoire de Paris/CNRS/uPMC/université Paris Diderot)
  • Le Laboratoire Lagrange (CNRS/Observatoire de la Côte d’Azur/université de Nice Sophia-Antipolis)

Au niveau européen :

  • L’Institut Max Planck d’astronomie à Heidelberg
  • L’Observatoire de Genève
  • L’Institut national italien d’astrophysique (INAF) coordonné par l’Observatoire astronomique de Padoue
  • L’Institut d’astronomie de l’ETH Zurich
  • L’Institut astronomique de l’université d’Amsterdam
  • La fédération des instituts d’astronomie des Pays-Bas (NOVA)
  • L’Institut néerlandais de radioastronomie ASTRON (Pays-Bas)
  • L’ESO